Minsk fait partie de ces villes que j’ai toujours eu envie de découvrir. Pourquoi cette fascination pour une capitale qui a plutôt la réputation d’être lugubre et déprimante? Parce que c’est une ville largement méconnue, dans un pays qui a longtemps été fermé sur l’étranger et où c’était compliqué de voyager. C’est le genre de destination où l’expression « voyager hors des sentiers battus » reprend tout son sens. Visiter Minsk est une vraie aventure!

La capitale de Biélorussie n’est pas si grise et terne que ce qu’on imagine. Avec ses différents styles d’architecture, du plus classique au plus futuriste en passant par le soviétique ou le stalinien, c’est une ville intéressante à découvrir et riche en street-art.

La Biélorussie commence à s’ouvrir timidement au tourisme, avec l’assouplissement progressif des conditions d’entrée. J’y suis allée en septembre 2017 lorsqu’on pouvait y passer cinq jours sans visa, et maintenant, depuis 2018, la durée de séjour autorisée sans visa est passée à 30 jours. Il faut respecter quelques conditions (entrer et sortir par avion, avoir une assurance voyage… voir plus loin dans mon carnet pratique), mais du coup cela rend un voyage assez simple à organiser. Il faut juste avoir l’esprit un peu aventurier et s’adapter au fait qu’il y a peu d’infrastructures touristiques dans le pays (voyager hors des sentiers battus, ça veut dire ce que cela veut dire!!).

Un voyage dans une ville soviétique

 

Le KFC de Minsk, situé juste en-dessous d’une fresque soviétique…

Un voyage à Minsk, c’est en quelque sorte un voyage dans le temps. Tout semble s’être arrêté à l’époque de l’URSS, même si McDonald’s et KFC y ont fait leur apparition. Indépendante depuis 1991, la Biélorussie est dirigée par le régime autoritaire d’Alexandre Loukachenko depuis 1994. Contrairement à la Russie voisine, qui a vu son économie rentrer de manière assez brutale dans le capitalisme, la Biélorussie reste quasiment entièrement administrée par l’Etat.

En cinq jours de voyage, j’ai manqué de temps pour aller réellement à la rencontre des gens et les quelques biélorusses que j’ai rencontré n’ont pas souhaité rentrer dans des discussions politiques, ce que je peux comprendre. En tout cas, ils sont ravis de voir des touristes étrangers et sont curieux de savoir ce qu’on pense de leur pays à l’extérieur. Ils étaient un peu déçus d’apprendre l’image un peu triste et négative qu’on a de la Biélorussie. Raison de plus pour y aller et mettre un terme à ces a priori.

Que faire, que voir à Minsk

Les portes de Minsk devant la gare centrale: deux bâtiments typiques staliniens

Visiter Minsk, c’est découvrir un immense terrain d’aventure urbaine. Détruite à 80% lors de la Seconde Guerre mondiale, elle a été reconstruite comme une sorte de ville modèle de l’utopie architecturale soviétique. C’est un très bon exemple d’architecture classique stalinienne, un style destiné à impressionner les masses et témoigner de la grandeur du pouvoir. En dehors des gros blocs assez austères, on trouve pas mal de beaux bâtiments d’inspiration Renaissance avec des colonnades et des frontons sculptés.

La palais de la culture et des syndicats à Minsk

En arrivant à Minsk, on peut se sentir de prime abord un peu perdu face à la taille de la ville, ses immenses avenues et ses imposantes barres d’immeubles. Comme beaucoup de cités conçues sur le modèle soviétique, tout semble un peu disproportionné. Le meilleur point de repère, c’est l’avenue de l’Indépendance (Niezalieznasci prospekt), qui coupe en deux la capitale, sur 15km de long. C’est le long de cette artère que se situent les trois places principales de Minsk, Niezalieznasci (Indépendance), Kastrycnickaja (Octobre) et Pieramohi (Victoire) qui constituent un bon point de départ pour découvrir la ville. C’est d’ailleurs entre ces trois places que je recommande de réserver un hôtel (voir plus loin des bonnes adresses dans mon carnet pratique).

La colonne de la Victoire sur Pieramohi Plosca

Par contre, il faut savoir que pour les noms de rue, c’est difficile de s’y retrouver. Déjà, tout est écrit en cyrillique, ce qui est normal, mais là où ça se complique c’est que chaque endroit a deux noms: un russe et un biélorusse. En fonction des cartes, des panneaux ou des guides, on aura parfois soit l’un, soit l’autre, soit le nom en anglais (ou français)… Pour donner un exemple, une des principales places que j’évoquais, Pieramohi Plosca, qui est le nom biélorusse, s’appelle en russe Pobedy Plosca, et en anglais c’est Victory Square (place de la Victoire). Pour cette raison, c’est vraiment un plus de savoir lire le cyrillique pour être capable de mieux décrypter les informations. Sur les documents officiels on voit en général le nom biélorusse, mais à l’oral, les gens utilisent plutôt le nom russe, voire le nom anglais s’ils s’adressent à un étranger.

La place de l’Indépendance (ou place Lénine)

La statue de Lénine devant le siège du gouvernement sur la place Niezalieznasci

Avec un total de sept hectares, c’est la plus grande place de Minsk. Son ancien nom était place Lénine, mais beaucoup de gens l’appellent encore comme ça, et c’est le nom de la station de métro qui la dessert (Plosca Lenina). Son nouveau nom c’est Niezalieznasci, ce qui veut dire indépendance en biélorusse. C’est là qu’on trouve la traditionnelle statue de Lénine, incontournable des villes soviétiques, devant le siège du gouvernement. Je l’ai appris plus tard, mais normalement c’est interdit de prendre ce bâtiment en photo. Je ne sais pas quels sont les risques encourus et si cette interdiction est vraiment respectée, mais dans le doute, mieux vaut vérifier s’il n’y a pas de policiers en patrouille aux alentours.

La place Kastrysnickaja (ou place d’octobre)

La place Kastrycnickaja avec le palais de la République

La place la plus impressionnante, c’est Kastrysnickaja (aussi appelée Oktyabraskaya ou place d’octobre), aussi immense que vide et interminable à traverser… Une petite pyramide y marque le kilomètre zéro, le départ de toutes les routes de Biélorussie. Le gros bâtiment gris et lugubre c’est le palais de la République, la plus grande salle de concert de Minsk. Octobre fait référence à la révolution bolchévique d’octobre 1917 conduite par Lénine et Trotski. C’est là qu’ont eu lieu à plusieurs reprises des manifestations, ou tentatives de manifestations contre le régime, mais qui se sont soldées par de nombreuses arrestations et une répression policière.

La ville haute, ou vieille ville de Minsk

La cathédrale du Saint-Esprit à Minsk dans la « ville haute »

Juste derrière Kastrysnickaja se trouve ce qu’on appelle « la ville haute » (Upper town) ou vieille ville de Minsk, car c’est un des seuls endroits où il reste des immeubles de taille raisonnable et des petites rues. Cela change radicalement des autres quartiers de la capitale, mais à vrai dire l’endroit manque de cachet, car en fait tout a été refait après les destructions de la Seconde Guerre Mondiale. C’est une sorte de « nouvelle vieille ville » en fait. Le seul intérêt, ce sont les édifices religieux, comme la cathédrale du Saint-Esprit, qui est la principale église orthodoxe de la capitale. Sinon, pour ceux qui ont envie de sortir le soir, c’est dans ce quartier que se situe « la rue de la soif » de Minsk: Zybitskaya ulitsa.

Le marché central Kamarovsky

Un peu plus au nord sur Niezalieznasci prospect, on tombe sur Jakuba Kolasa plosca, qui permet d’atteindre le marché central de Minsk: Kamarovsky market. C’est aussi un des sites incontournables à voir à Minsk. Sous une immense verrière, on peut tranquillement circuler dans les allées et profiter d’une ambiance typiquement biélorusse. Juste à côté du marché se trouve une des adresses les plus typiques de Minsk pour manger: le Lido. C’est une institution dans la capitale de Biélorussie: une cafétéria sur le modèle soviétique (stolovaya). Ce n’est pas de la haute gastronomie, mais on y mange bien pour pas cher, et c’est vraiment une expérience locale à faire.

Le restaurant Lido, facilement reconnaissable avec le grand moulin juste devant

La bibliothèque nationale de Biélorussie

Comme la plupart des villes soviétiques, Minsk recèle des pépites pour ce qui concerne l’architecture, que ce soit dans le style brutaliste ou plutôt futuriste. Un des bâtiments emblématiques de la capitale, c’est la Bibliothèque nationale de Biélorussie, un peu à l’écart du centre, mais toujours sur la perspective Niezalieznasci (mieux vaut prendre le métro: arrêt Uschod). Construite en 2006, elle a la forme d’un (accrochez-vous…) rhombicuboctaèdre: c’est un solide d’Archimède avec 18 faces carrées et 8 faces triangulaires (j’ai vérifié c’est bien ça!). L’entrée a la forme d’un livre ouvert géant. Ca vaut le coup aussi d’aller la voir le soir avec ses illuminations de toutes les couleurs. On peut rentrer à l’intérieur de la bibliothèque, mais l’extérieur est plus impressionnant que l’intérieur.

En face de la bibliothèque, jetez un œil de l’autre côté de l’immense avenue Niezalieznasci: on peut voir des immeubles avec de belles mosaïques soviétiques. C’était une manière pour la propagande de l’URSS de décrire le Nouvel Homme soviétique et de glorifier la patrie.

Visiter Minsk en Biélorussie: tous les incontournables Visiter Minsk en Biélorussie: tous les incontournables

L’église de tous les saints

Pour les amateurs d’églises orthodoxes, à dix minutes à pied derrière les immeubles aux mosaïques, le long de la rue Kalinouskaha, se trouve l’église de tous les saints. Pour moi c’est sans hésiter le plus bel édifice religieux de Minsk. Je l’ai trouvée par hasard car elle n’est pas sur les cartes touristiques, mais elle vaut le déplacement, en tout cas pour ceux qui vont voir la bibliothèque nationale car c’est dans le même secteur.

Le musée de la Seconde Guerre Mondiale

S’il n’y a qu’un musée à voir à Minsk, c’est celui-là: le musée consacré la Seconde Guerre mondiale, appelée à la manière soviétique la « Grande Guerre patriotique ». Pour information, cette guerre a été une véritable boucherie en Biélorussie, avec près de 3 millions de morts sur 9 millions d’habitants. Avec de tels chiffres, on comprend mieux que le traumatisme est encore très vif dans le pays, et de nombreux monuments et statues y font référence. Coincé entre l’URSS de Staline et l’Allemagne de Hitler, le pays a payé un très lourd tribut.

Visiter Minsk: les incontournables de la capitale de Biélorussie Visiter Minsk: les incontournables de la capitale de Biélorussie

Le street-art de Minsk

Fresque de l’artiste brésilien Ramon Martins avec des animaux du Bélarus: le bison et le cerf

Je ne m’y attendais pas du tout, mais Minsk est aussi une ville passionnante à découvrir pour ses œuvres de street-art. Pour cela, il faut aller dans le quartier alternatif de Kastrycnitskaya. Attention, rien à voir avec la place Kastrycnitskaya dont j’ai parlé plus haut: la rue Kastrycnitskaya (ou Oktyabrskaya) est située à l’est du Dynamo Stadium. La station de métro la plus proche c’est Piersamaskaja.

Visiter Minsk en Biélorussie: tous les incontournables Visiter Minsk en Biélorussie: tous les incontournables

C’est une ancienne zone industrielle, dont la plupart des hangars ont été investis par des artistes. C’est en train de devenir le quartier de hipster de Minsk, avec des adresses branchées pour manger ou sortir le soir. Si vous avez l’occasion, essayez le Hooligan Bar, un des bars les plus underground de Biélorussie (il faut y aller le week-end). Pour la journée, je vous recommande d’aller boire un café au Surf Coffee (ambiance sea, surf and sun à Minsk…).

Fresque de Rogerio Fernandes sur Frida Kalo et Vincent Van Gogh

Tout a commencé en 2014, avec l’organisation d’un festival de street-art en partenariat avec le Brésil, « Vulica Brazil ». Des artistes brésiliens sont venus à Minsk dessiner d’immenses fresques sur les façades du quartier. D’autres artistes biélorusses se sont joint au mouvements, et depuis, ce quartier de Minsk est devenu une des plus grandes galeries de street-art du monde.

Un buste de Lénine devant une fresque des artistes belarusses Jevgenij Cowek et Julia Stratovic

Une fresque surréaliste de l’artiste belarusse Bazinato

Que voir dans les environs de Minsk: le château de Mir

Sur mes cinq jours de voyage en Biélorussie (dont le jour d’arrivée et le jour de départ), j’en ai passé quatre à Minsk et j’en ai gardé un pour découvrir les environs. Le site le plus facilement accessible, c’est Mir, à environ 100 km au sud-ouest de la capitale. Je suis allée à la gare routière de Minsk (juste à côté de la gare de train) et j’ai demandé le bus pour Mir. Ca n’est pas évident de récupérer les infos à l’avance sur les horaires, donc mieux vaut se pointer directement à la gare et acheter son ticket de bus (il y en a toutes les heures je crois). Le trajet dure environ deux heures.

Le château de Mir est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000. Construit à la fin du XVème siècle en style gothique, il a été plusieurs fois agrandi et modifié, en style Renaissance puis en style baroque. Pour être honnête, le château n’a rien d’exceptionnel, mais c’est quand même une jolie sortie et facile à faire depuis Minsk. Cela permet de voir autre chose que la capitale.

En plus de la visite du château, il faut en profiter pour se balader dans les ruelles de Mir, une typique bourgade en pleine campagne biélorusse. On y trouve de jolies maisons en bois traditionnelles et colorées.

Pas très loin de Mir, il y a aussi le château de Nesviz, également classé au patrimoine de l’Unesco. J’aurais voulu voir les deux la même journée, mais en bus ça n’est pas facile de s’organiser avec les horaires. Pour voir les deux, mieux vaut soit prendre un tour organisé Visite des châteaux de Mir et de Nesvizh avec une agence à Minsk, soit louer une voiture.

Visiter Minsk: carnet pratique

Où dormir: j’ai dormi quatre nuits à l’Hostel Tower 31/18. En fait le propriétaire a changé depuis mon séjour, donc il y a sûrement eu des modifications, mais pour ma part j’ai bien aimé cette adresse. J’ai pris une chambre individuelle avec salle de bain partagée pour une vingtaine d’euros par jour. C’est un grand appartement transformé en guest-house, avec cuisine et salles de bains communes, et chambre ou dortoir selon les choix. Les deux désavantages: c’est au 5ème étage sans ascenseur, et l’entrée n’est pas facile à trouver car il n’y a pas de plaque devant l’immeuble. Comme c’est le cas dans les pays soviétiques, le numéro de l’adresse correspond au bloc de l’immeuble et non à la porte d’entrée… Si vous choisissez d’y dormir, regardez bien la photo que j’ai mise ci-dessous: la porte est clairement indiquée! A titre d’information historique, c’est dans cet immeuble que Lee Harvey Oswald, le principal suspect de l’assassinat de Kennedy a vécut, entre 1960 et 1962. C’est très bien situé pour visiter Minsk, sur les abords de Victory Square (Pieramohi Plosca).

Hostel Tower à Minsk avec, sur la gauche, la photo de l’immeuble et la porte d’entrée

Sinon, pour un budget un peu plus élevé (60 à 80 euros la chambre double), je vous recommande l’hôtel Minsk, un bel établissement haut de gamme type soviétique qui donne sur la place de l’Indépendance. Très pratique pour ceux qui prévoient de louer une voiture avec Avis car c’est là que se situe le bureau de location.

Où manger: je l’ai déjà mentionné plus haut: une des adresses « les plus biélorusses » de Minsk, c’est le Lido, une cafétéria typiquement soviétique, avec un large choix de plats pour un très bon rapport qualité-prix. Il y en a deux, mais ce qui n’est pas très logique, elles sont dans le même quartier: l’un sur Niezalieznasci Prospect, au numéro 49, au niveau de Jakuba Kolasa Plosca, et l’autre juste à côté du marché Kamarovsky, facilement reconnaissable avec un grand moulin juste devant.

Pour un restaurant avec un peu plus de charme, je vous recommande le Vasiliki (pr Nezavisimosti 16). La spécialité ce sont les draniki: des petites crêpes de pommes de terre, accompagnées de champignons, de viande ou de poisson.

Des draniki au Vasiliki à Minsk

Troisième option: le Bistro de luxe (gorodskoi val 10), un bistro à la française en plein centre, avec notamment de très bons petits déjeuners.

Comment se déplacer: pour ceux qui n’ont pas peur de marcher beaucoup de kilomètres, c’est possible de tout faire à pieds, mais sinon le réseau de transports en commun de Minsk est très bien. Que ce soit le métro ou le bus, le ticket coûte moins de 50 centimes. C’est notamment bien pratique pour aller jusqu’à la Bibliothèque nationale et en revenir car c’est assez loin.

Station de métro à Minsk

Voyage en Biélorussie: mode d’emploi

Formalités d’entrée/visa: depuis 2018, les ressortissants français (également Suisse et UE) peuvent séjourner 30 jours en Biélorussie sans visa, mais attention, il y a plusieurs conditions: arriver et repartir par avion; ne pas venir de Russie et ne pas poursuivre son voyage vers la Russie; avoir une assurance voyage. Je vous invite à vérifier les détails sur le site de France Diplomatie, le seul qui donne les infos à jour avec toutes les précisions. Ces informations sont susceptibles de changer régulièrement donc il faut toujours bien vérifier quand on organise son voyage. Pour l’assurance voyage, il faut savoir que si vous avez une Visa Premier cela suffit, mais il faut bien demander une attestation d’assurance auprès de Visa et franchir la frontière avec l’original papier reçu par la poste et non le pdf imprimé par email. Sinon, pour une assurance plus complète, vous pouvez en prendre une sur le site d’AVI ou de Chapka Assurance.

Enregistrement: les étrangers qui séjournent en Biélorussie doivent se faire enregistrer dans les cinq jours après leur arrivée et à chaque nouvelle étape dans le pays. En pratique, c’est une formalité que font les hôtels très simplement: il ne faut pas oublier de leur demander et bien garder les reçus, qui peuvent être demandés à la sortie de Biélorussie. Pour cette raison je recommande de vraiment choisir un hébergement à l’hôtel et non un appartement en Airbnb ou autre, car c’est plus simple pour effectuer ce genre de formalités.

Y aller: compte-tenu de l’exemption de visa pour les voyageurs qui arrivent et sortent par voie aérienne, je recommande vraiment de prendre l’avion pour aller en Biélorussie. Pour ma part, j’y suis allée avec la compagnie nationale, Belavia, que j’ai trouvée très correcte: vous pouvez comparer les prix des billets d’avion sur Skyscanner, Momondo, Liligo ou Opodo. Cas particulier: en l’état actuel de la législation, il ne faut pas arriver, ni poursuivre son voyage par la Russie (que ce soit par avion ou voie terrestre). C’est l’erreur que j’ai commise en 2017 (à cette époque là, cette règle était plus floue), et je me suis retrouvée avec une interdiction de séjour en Biélorussie de deux ans. Cela veut dire qu’il ne faut pas non plus prendre un vol avec escale à Minsk pour aller ou revenir de Moscou, car même en escale, on passe l’immigration en Biélorussie. En fait il n’y a pas vraiment de frontière entre Biélorussie et la Russie car les deux pays forment une sorte d’union confédérale.

Se déplacer: si vous voulez voyager en Biélorussie en dehors de Minsk je vous recommande vivement de louer une voiture. Se déplacer en bus n’est pas très facile à organiser, quand aux trains je n’ai pas essayé. Les conditions de circulation sont bonnes en tout cas. La Biélorussie est aussi une très belle destination nature avec de nombreux parcs nationaux. On y trouve parmi les dernières forêts primaires d’Europe.

Préparer son voyage: il n’y a quasiment aucun guide touristique en français sur Minsk et la Biélorussie, mise à part le Petit Futé. Je trouve qu’il n’est pas très pratique sur le terrain mais il a tout de même le mérite d’exister et de donner des informations intéressantes sur la Biélorussie en général. Sinon il y a un super blog en anglais: Hifive Belarus avec plein de bons articles sur Minsk et des bonnes adresses.

Sécurité: pour les touristes, la Biélorussie est un pays très sûr, avec quasiment pas de délinquance et de criminalité. Par contre, mieux vaut rester à l’écart s’il y a des manifestations ou des rassemblements politiques. Il ne faut pas non plus prendre de photos des policiers, des bâtiments officiels ou des postes frontières.

Budget: la Biélorussie est un pays très bon marché pour voyager. Pour dormir, on peut trouver des dortoirs à moins de dix euros la nuit et des chambres doubles dans un hôtel moyenne gamme à 40/50 euros. Pour manger, compter entre cinq et dix euros pour un repas au restaurant.
Visiter Minsk: tous les incontournables à voir et à faire dans la capitale de Biélorussie



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2 commentaires pour “Visiter Minsk: que faire, que voir dans la capitale de Biélorussie”


  1. Jules

    Répondre

    Ce fut un voyage de découverte. Il y a surtout des monuments à voir dans cette ville de la Russie. Entre autres, le statut de Lénine, la somptueuse bibliothèque nationale, l’église de tous les saints et le restaurant Lido. Belle ville pour partir à la rencontre de l’histoire de la Russie.


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