Istanbul fait partie de ces villes mythiques que tout voyageur rêve de visiter dans sa vie. A la confluence de l’Occident et de l’Orient, celle qui fût la Byzance des Grecs, la Constantinople des Romains, puis la capitale des sultans de l’Empire ottoman est une mégalopole cosmopolite fascinante. C’est d’ailleurs la seule ville du monde qui peut se targuer d’être sur deux continents, avec un pied en Europe et l’autre en Asie, de part et d’autre du Bosphore. Visiter Istanbul, c’est s’aventurer dans un fascinant voyage! Entre les vestiges de son glorieux passé et l’urbanisme sauvage qui la dévore, c’est une ville en pleine mutation. Soyez prêt à découvrir une fourmilière en activité permanente. Un séjour à Istanbul n’est pas une parenthèse reposante.

Combien de jours pour visiter Istanbul?

Un séjour à Istanbul ne sera jamais trop long. C’est une ville immense qui à elle seule mérite le voyage en Turquie. L’idéal, c’est de pouvoir y consacrer au moins quatre jours. C’est ce qu’il faut pour visiter les sites mentionnés dans cet article: environ trois jours pour la partie européenne, qui concentre la majeure partie des sites historiques, et un jour pour la partie asiatique. Si vous n’avez qu’un jour ou deux, privilégiez le vieil Istanbul avec Sainte-Sophie, le palais de Topkapi, la mosquée Bleue et le Grand Bazar.

Que faire à Istanbul: tous mes incontournables

1/ Sainte-Sophie

Sainte-Sophie, c’est le joyau d’Istanbul, son monument le plus emblématique. Cette basilique de la chrétienté, transformée en mosquée, puis musée, puis à nouveau mosquée, est une vraie merveille à découvrir. Son histoire compliquée résume parfaitement les tiraillements de la Turquie entre l’Occident et l’Orient, le christianisme et l’islam, la religion et la laïcité. C’est aussi un prodige d’architecture, avec son impressionnante coupole de 32m de diamètre qui s’élève à 56m de hauteur.

Pendant dix siècles, de 537 jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle fut le plus grand monument religieux de la chrétienté, avant d’être transformée en mosquée par le sultan Mehmet II. En 1934, le leader laïc Mustapha Kemal Atatürk en fit un musée. Puis en 2020, le président Erdogan ordonne à nouveau sa reconversion en mosquée. Quelques traces du passé chrétien de Sainte-Sophie sont encore visibles aujourd’hui: dans le vestibule, une mosaïque de la fin du Xème siècle représente la Vierge assise tenant l’Enfant Jésus dans ses bras. Juste après, c’est l’entrée de la mosquée où il faut laisser ses chaussures. Il y a d’autres mosaïques chrétiennes dans la nef, au premier étage, mais lors de ma visite, elles n’étaient pas accessibles pour travaux.

Infos pratiques: maintenant que Sainte-Sophie est redevenue une mosquée, son entrée est gratuite. Elle est ouverte 24h/24, sauf pendant les heures de prière. Tenue correcte exigée pour les deux sexes et les femmes doivent se couvrir la tête (on peut acheter un foulard à l’entrée en cas d’oubli).

2/ Le palais de Topkapi

Le palais de Topkapi fut la résidence des sultans de l’Empire ottoman et le siège du pouvoir du XVème au XIXème siècle. C’est un gigantesque complexe de 70 hectares, situé à l’extrémité Est de la vieille ville, sur un promontoire qui domine la Corne d’Or, la mer de Maramara et le Bosphore. Au plus fort de son existence, sous Soliman le Magnifique au XVIème siècle, il abritait 4000 personnes au quotidien.

Le palais de Topkapi comprend de très nombreux bâtiments, pavillons, jardins, kiosques, dépendances…. C’est une véritable ville dans la ville. Il faut au minimum une grosse demi-journée pour le visiter. L’idéal étant une journée entière si vous souhaitez voir le palais, le harem, la section du trésor ainsi que les musées d’Antiquité et d’Ancien Orient. Pour chaque section il faut acheter un ticket à part. Pour ce qui me concerne, j’ai visité le palais (ticket d’entrée 200 TL) et le harem (100 TL). Je n’ai pas eu le temps de faire plus, d’autant plus que la salle du trésor est très populaire, avec une longue file d’attente à prévoir.

Pour profiter de la visite, n’oubliez pas de prendre l’audioguide, inclus avec le billet d’entrée (il faut une pièce d’identité à laisser en caution). Au XIXème siècle, Topkapi est abandonné pour le palais plus moderne de Dolmabahçe, mais seulement six sultans se succèderont dans ce dernier, avant la fin de l’empire ottoman en 1922.

Vue sur Istanbul et la Corne d’Or depuis le palais de Topkapi

Infos pratiques: vous pouvez consulter le site internet du palais de Topkapi pour vérifier les jours et horaires d’ouverture. Le palais est fermé le lundi. Je vous conseille d’acheter le Museum Pass Istanbul, qui comprend notamment le palais et le harem (lire plus loin dans mon carnet pratique)

3/ La mosquée bleue

La mosquée bleue, ou Sultan Ahmet Camii en turc, est la plus célèbre mosquée d’Istanbul. Elle a été érigée entre 1609 et 1616 par le sultan Ahmet 1er, qui voulait égaler, voire surpasser Sainte-Sophie en grandeur et en beauté. Les deux sites sont juste en face l’un de l’autre. On l’appelle mosquée bleue pour les céramiques à dominante de cette couleur sur les murs intérieurs. Elle fait partie incontestablement des incontournables à visiter à Istanbul, mais par contre, il faut savoir qu’elle est actuellement en travaux. Pour ma part je n’ai pas pu voir grand-chose et j’étais assez déçue d’avoir fait la queue pour juste apercevoir une partie de la coupole entre deux échafaudages. Renseignez-vous sur place pour savoir où en sont les travaux et si la visite vaut le coup. Comme pour toutes les mosquées, la visite est gratuite et possible en dehors des horaires de prières. Il faut une tenue correcte et les femmes doivent se couvrir la tête avec un foulard.

4/ La mosquée de Solimane le Magnifique

Commanditée par le plus puissant des sultans ottomans, Soliman le Magnifique, et construite de 1550 à 1557, la mosquée Süleymaniye est un chef d’œuvre d’architecture de Mimar Sinan, l’architecte ottoman le plus célèbre. Bâtie sur une colline du vieil Istanbul, on la voit de loin et c’est aussi de là qu’on a une des meilleures vues sur la Corne d’Or et le quartier de Beyoglu, avec la tour Galata.

Vue sur Beyoglu et la tour Galata depuis la mosquée Süleymaniye

La salle de prière est impressionnante par ses proportions avec une superbe lumière déversée par 138 fenêtres. La coupole principale culmine à 47m de hauteur. A l’arrière de la mosquée, un grand pavillon en pierre abrite le sarcophage de Soliman le Magnifique et d’une partie de sa descendance.

5/ L’obélisque et l’hippodrome

Il ne reste malheureusement plus grand chose de l’hippodrome, mais étant donné qu’il est situé juste à côté de Sainte-Sophie et de la mosquée bleue, c’est dommage de ne pas y passer. A l’époque byzantine, cette longue esplanade était l’épicentre des festivités et des divertissements comme les courses de char, et pouvait accueillir jusqu’à 100.000 spectateurs. L’hippodrome fût progressivement abandonné à partir du XIIIème siècle. Reste aujourd’hui sur l’axe central l’obélisque de Théodose, ramené de Karnak en Egypte au IVème siècle. Datant de plus de trois mille ans, c’est le plus vieux monument encore visible d’Istanbul. Le piédestal de marbre raconte des épisodes du règne de l’empereur Théodose.

6/ Le Grand bazar et le bazar égyptien

Le Grand Bazar d’Istanbul, c’est le plus grand marché couvert d’Orient: une véritable caverne d’Ali Baba! Des milliers d’échoppes sont réparties dans un labyrinthe de galeries marchandes, rues et passages. Vous y trouverez tapis, épices, bijoux, babioles de toutes sortes, vêtements… Pour être honnête on a un peu l’impression que les boutiques vendant quasiment toute les mêmes marchandises. Avant d’acheter, comparez les prix dans plusieurs boutiques et n’ayez pas peur de marchander! Même si vous n’êtes pas fan de shopping, ce qui est mon cas, ça vaut le coup d’y aller pour voir l’atmosphère et l’architecture. En un peu moins grand, vous avez également le bazar égyptien, qu’on appelle aussi le marché aux épices, en face du pont Galata. Vous trouverez le même genre de produits dans l’un ou l’autre marché.

7/ Le musée d’archéologie

Installé dans un beau palais néoclassique à colonnes, le musée d’archéologie d’Istanbul abrite des objets allant de l’Antiquité gréco-romaine au Moyen-Age byzantin. Il a été construit à la fin du XIXème pour abriter les collections issues des fouilles de la nécropole de Sidon, aujourd’hui sur le territoire du Liban. 35 sarcophages provenant de cette nécropole y sont exposés, dont le plus célèbre est attribué à Alexandre le Grand. Lors de ma visite (en octobre 2021), le premier étage du musée était fermé pour restauration. C’est là qu’on trouve des vestiges des principaux sites historiques de Constantinople.

8/ La tour Galata

Avec ce huitième site, nous quittons le vieil Istanbul pour partir à la découverte du quartier de Beyoglu, de l’autre côté de la Corne d’Or. On l’appelle aussi quartier européen, car c’est là que résidaient les Européens sous l’empire ottoman. Pour traverser d’une rive à l’autre, empruntez à pied le pont de Galata, qui est un des endroits les plus animés d’Istanbul. Le long des balustrades, des centaines de pêcheurs taquinent le goujon. A leurs pieds, des bassines où se tortillent maquereaux, sardines ou anchois. De nombreuses échoppes vendent des sandwich de poisson, profitez-en pour vous régaler d’un snack pas cher.

Avec ses allures de donjon circulaire, la tour Galata est l’un des monuments les plus emblématiques d’Istanbul. Construite par les Génois au XIVème siècle, elle s’élève à 67m de hauteur. Ce n’est pas très élevé, mais il faut rajouter le fait qu’elle est située sur une colline. Son principal intérêt est le panorama extraordinaire qu’on a à son sommet. C’est de là qu’on a la plus belle vue sur Istanbul, le Bosphore et la Corne d’Or. J’y suis allée un jour de mauvais temps, d’où mes photos un peu grises, mais ça n’enlève rien à la beauté du spectacle. Le gros avantage c’est qu’il n’y a presque personne, donc pas besoin de faire la queue! J’ai voulu y retourner par beau temps pour faire de meilleures photos, mais à chaque fois j’ai été découragée par la longueur de la file d’attente…

9/ L’Istiklâl Caddesi ou avenue de l’Indépendance

L’avenue Istiklâl, c’est l’équivalent des Champs Elysées à Istanbul. Cette grande rue piétonne s’étend de la place de Taksim à celle de Tünei. C’est la partie d’Istanbul la plus européenne, avec une ligne de tramway rétro qui descend toute l’avenue. Vous y verrez de belles façades Art nouveau, des passages, des galeries d’Art contemporain, de nombreux magasins. L’avenue est animée de jour comme de nuit, sous le soleil comme sous la pluie. Ne manquez pas le passage de la Cité de Pera, un bel ensemble résidentiel de style second Empire qui abrite aujourd’hui des restaurants touristiques (à voir plus loin dans ma section où manger à Istanbul).

Sur l’avenue Istiklâl, les amateurs de 7eme Art pourront visiter le musée du cinéma turc, un tout nouveau musée ouvert en 2021. Pour être honnête, je n’en ai pas beaucoup profité, car je connais très peu le cinéma turc. Par contre il m’a donné envie de le découvrir! Depuis mon séjour à Istanbul, j’ai vu le très beau film “Winter Sleep” du réalisateur Nuri Bilge Ceylan, Palme d’Or à Cannes en 2014. Les paysages de Cappadoce sous la neige y sont somptueux et l’analyse psychologique des personnages fascinante. Le rythme est toutefois un peu long et il faut parvenir au bout d’un film de 3h15 en turc. Infos pratiques sur le site internet du musée du cinéma turc.

10/ Visiter Istanbul côté asiatique

Ce serait vraiment dommage de visiter Istanbul sans profiter de l’opportunité de passer si facilement d’un continent à l’autre. Le plus simple, et le plus agréable, c’est de prendre un ferry pour traverser le Bosphore. Pour le prix d’un ticket de transport en commun, c’est presque comme une mini-croisière touristique, avec la possibilité d’admirer les meilleurs points de vue sur la ville.

Techniquement, on change de continent, mais pour être honnête, d’une rive à l’autre, l’ambiance et l’agitation sont plus ou moins les mêmes. La principale différence, c’est qu’il y a moins de touristes. Je vous conseille de visiter le Palais de Beylerbeyi, situé aux pieds du pont du Bosphore. Il est plus modeste que le palais de Dolmabahçe, situé sur la rive européenne, et du coup il est nettement moins fréquenté par les visiteurs. Il servait comme palais d’été aux sultans et pour accueillir les hôtes de marque du régime ottoman. Les photos sont interdites à l’intérieur, mais il est fastueux, avec un luxe de dorures et de mobilier précieux.

J’ai eu un coup de cœur pour le quartier de Kuzguncuk, une enclave branchée et multiculturelle entre Usküdar et le palais de Beylerbeyi. Son atmosphère bohème et ses maisons colorées en font un petit Notting Hill. Vous y trouverez de nombreux petits cafés à l’ambiance décontractée et des terrasses pour déjeuner.

Terminez votre visite du côté asiatique avec une promenade en bord de mer jusqu’à la tour de Léandre. Dénommée Kiz Kulesi en turc, c’est un point de repère bien connu des marins qui franchissent le Bosphore. Ce petit ilot fortifié situé à 200m de la côte est un des symboles d’Istanbul. Il a notamment servi de lieu de tournage à l’épisode de James Bond “Le monde ne suffit pas”, avec Pierce Brosnan et Sophie Marceau.

11/ Faire un tour en bateau sur le Bosphore

Un séjour à Istanbul ne pourrait être complet sans un tour en bateau sur le Bosphore. La traversée en ferry du côté européen au côté asiatique en donne un bel aperçu, mais c’est encore mieux de pouvoir remonter un peu plus haut en direction de la mer Noire. Le meilleur moment de la journée, c’est à l’heure du coucher du soleil, pour profiter des belles lumières, et revenir de nuit avec les ponts illuminés. Long de 32km, le Bosphore relie la mer Noire à la mer de Marmara. Il est emprunté tous les jours par des centaines de cargos et de supertankers. Voir les offres de tour en bateau sur le Bosphore.


J’aurais pu rajouter quatre sites ou activités à cet article: le café Pierre Loti, où je ne suis pas allée à cause du mauvais temps (le principal intérêt c’est la vue sur la Corne d’Or), le palais de Dolmabahçe, que je n’ai pas eu le temps de visiter, la Citerne Basilique, une immense citerne souterraine, fermée pour travaux et un spectacle de derviches tourneurs, une belle expérience de danse mystique. Quatre bonnes raisons pour retourner à Istanbul!

A savoir: la Turquie connait en 2021 une grave crise financière avec une forte inflation et une chute de la livre turque sur le marché des changes. Les prix que j’ai donné en TL dans cet article sont susceptibles d’évoluer rapidement. Rien qu’entre mon voyage, en octobre 2021, et la publication de cet article, en décembre 2021, la monnaie turque a perdu 30% de sa valeur.

Carnet pratique pour visiter Istanbul

Informations touristiques: vous pouvez consulter le site des informations touristiques de Turquie, (en français) et le site de Tourisme Turquie (en anglais).

Si vous souhaitez faire appel à un guide francophone sur place, vous pouvez contacter Ahmet Baci (whatsapp +90 533 353 96 55).

Pour préparer votre séjour à Istanbul, vous avez le petit guide pratique Istanbul en quelques jours de Lonely Planet. Si vous voyagez ailleurs en Turquie, notamment en Cappadoce ou sur la côte, je vous conseille le guide Turquie, Istanbul, Côte turque et Cappadoce.

Y aller: profitez des billets d’avion pas cher

Compte-tenu de la faiblesse de la livre turque sur les marchés des changes, c’est possible de trouver des billets d’avion vraiment pas cher pour Istanbul, avec des A/R (bagage en soute inclus) à partir de 100 euros. Comparez les offres sur les différents sites comme Bourse des Vols, Kayak ou directement sur celui de la compagnie Transavia, qui propose notamment un vol direct Nantes-Istanbul.

Vous pouvez également comparer les offres de séjour à Istanbul avec billet d’avion et hôtel sur Jet Tours, Fram ou encore Go Voyages.

Comment arriver à Istanbul depuis l’aéroport

Attention: il existe deux aéroports internationaux à Istanbul: l’Istanbul Airport (IST), situé au nord-ouest de la ville, inauguré en 2018. C’est là qu’atterrissent la plupart des compagnies régulières. Et le Sabiha Gökçen Airport (SAW), situé sur la rive asiatique, plutôt desservi par les compagnies low-cost.

Que ce soit ou l’autre, ils sont loin du centre-ville touristique. Compte-tenu des embouteillages, comptez vraiment large pour le temps de trajet! Cela peut aller de une heure (si tout roule bien) à deux heures et demi. Istanbul Airport devrait être prochainement desservi par une ligne de métro, mais les travaux ont été retardés à plusieurs reprises. Pour les deux aéroports, vous trouverez des bus navettes et des taxis (demandez bien à mettre le compteur). Pour ma part, j’ai choisi l’option plus confortable de réserver un transfert avec une agence. C’est un peu cher, mais on a quelqu’un qui nous attend à la sortie de l’aéroport et on voyage dans de bonnes conditions.

Comment se déplacer?

Istanbul est tellement immense qu’on ne peut pas tout faire à pied, sauf si vous souhaitez rester sur le périmètre du vieil Istanbul. Et d’ailleurs même pour les bons marcheurs, c’est une ville plutôt fatigante. Toujours une colline à monter et c’est souvent compliqué pour les piétons de se frayer un chemin sur les trottoirs encombrés (quand ils existent) et pour traverser les rues.

Pour prendre le métro, le bus ou le ferry, vous aurez besoin de l’Istanbulkart. Les trajets coûtent moins cher et c’est surtout hyper pratique! Pas besoin d’avoir de la monnaie ou de se prendre la tête pour savoir combien coûte le trajet. Il suffit de présenter sa carte devant les bornes magnétiques et le montant est automatiquement débité. J’ai l’impression qu’elle est en fait quasi obligatoire car lorsque j’ai voulu prendre le ferry, ce n’était pas possible d’acheter un ticket à l’unité: il fallait avoir l’Istanbulkart. Son prix d’achat est de 10 TL (6 pour la carte, avec 4 de crédit). Par contre, depuis l’épidémie de coronavirus, il faut l’activer en présentant son passeport et le formulaire d’entrée en Turquie, ce qui complique un peu les choses. Vous pouvez l’acheter dans les kiosques et les stations de métro. Demandez conseil sur place pour savoir où l’activer.

Bon plan: le Museum Pass Istanbul

Pour réduire le coût des visites, je vous conseille d’acheter le Museum Pass istanbul, qui donne accès à une dizaine de sites et monuments (inclus le palais et le harem de Topkapi, le musée archéologique, la tour Galata…). Son prix est de 360 TL et il est valable cinq jours (rien que le palais de Topkapi et le harem s’élèvent à 300 TL).

Où dormir à Istanbul

Istanbul étant une ville assez étendue, la première chose à faire, c’est de décider dans quel quartier loger. Pour un premier séjour, j’aurais tendance à écarter le côté asiatique, car c’est là où il y a le moins de sites touristiques et niveau transports en commun, ce n’est pas très bien desservi. Si toutefois tel est votre choix, voilà une sélection d’hôtels côté asiatique.

Si vous aimez sortir le soir, je vous conseille de trouver un hôtel sur Beyoglu: c’est la partie d’Istanbul la plus moderne et animée, avec de nombreux bars et restaurants branchés. Lors de mon séjour à Istanbul, j’ai pu tester l’hôtel Marmara Pera dans ce quartier. Pour être honnête, c’est un hôtel sans beaucoup de charme, avec une qualité de service qui laisse parfois à désirer, mais rapport qualité/prix c’est correct. En étage élevé, vous avez une belle vue sur Istanbul et le buffet petit-déjeuner est excellent. Bon point: au dernier étage, très belle terrasse avec piscine et vue sur le Bosphore et la Corne d’Or.

Le quartier que j’ai préféré pour loger, c’est le vieil Istanbul, Sultanahmet (voir une sélection d’hôtels à Sultanahmet). C’est vraiment pratique de pouvoir circuler à pied pour visiter l’essentiel des sites touristiques. Pour les petits budgets, c’est le quartier idéal, car que ce soit pour l’hébergement ou pour la nourriture, il y a plein d’adresses pas chères. Pour ma part, j’ai logé au Paris Garden Istanbul Hotel, un petit établissement familial hyper bien situé, tout près de Sainte-Sophie et de la mosquée bleue. C’est un hôtel bon marché, donc tout n’est pas parfait. Certaines chambres manquent un peu d’insonorisation (comme souvent dans l’habitat ancien du vieil Istanbul), mais le service est top.

Un séjour d’exception à Istanbul: le Pera Palace Hotel.

Si vous voulez vivre un séjour d’exception à Istanbul, alors je vous recommande de dormir au Pera Palace Hotel, un des établissements les plus célèbres de la ville. Ce n’est pas juste un hôtel: c’est aussi un musée, où vous pouvez visiter la chambre qu’a occupée Mustapha Kemal Atatürk. D’après la légende, c’est aussi là qu’Agatha Christie aurait écrit son roman le plus connu, le Meurtre de l’Orient-Express. L’hôtel fût construit à la fin du XIXème siècle pour accueillir les passagers de ce train prestigieux à travers l’Europe.

Où manger à Istanbul

Pour manger vite, pas cher et à n’importe quelle heure: Taksim Sütis, sur l’avenue Istiklâl, presque en face du consulat français (ouvert tous les jours de 6h du matin jusqu’à 2h du matin).

Dans le passage de la Cité de Pera, sur l’avenue istiklâl: le Seviç, très bonne table locale avec de succulents mezzes.

Près du bazar égyptien: le Hamdi Restoran- Eminonu, qui propose une bonne cuisine turque avec une belle vue sur Istanbul.

Près de Sainte-Sophie: le Matbah Ottoman Palace. Une très bonne adresse en plein dans le vieil Istanbul. Idéal pour un bon repas entre deux visites.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Istanbul?

Istanbul est une ville qui se visite toute l’année, par contre il faut savoir que les hivers peuvent y être assez froids, alors qu’on est à la latitude de Naples ou Madrid. Sa position sur un isthme entre mer de Marmara et mer Noire la place sous l’influence changeante des vents du nord ou du sud. La ville peut même se retrouver sous la neige. L’été les températures y sont assez étouffantes. Les mois les plus agréables sont mai et juin au printemps et septembre octobre en automne.

Visiter Istanbul en période de covid

La Turquie reste un pays plutôt ouvert malgré l’épidémie de coronavirus. Vérifiez les conditions d’entrée sur France Diplomatie. Pour aller en Turquie, vous devez remplir un formulaire sur internet. Imprimez-le et gardez-le sur vous, notamment avec les coordonnées du numéro HES. Vous en aurez besoin sur place, notamment pour valider la carte de transports en commun à Istanbul et pour entrer dans certains sites touristiques.

Rester connecté à internet pendant un voyage en Turquie

Vous pouvez acheter avant de partir une carte SIM prépayée sur Holafly. Vous la recevrez chez vous en quatre jours après votre commande. L’avantage c’est dès que l’atterrissage à destination vous pouvez vous connecter sur internet et passer des appels locaux. Avec ce lien et le code blogdesarah, vous profitez d’une réduction de 5%. En fonction de la durée de votre séjour, vous avez trois formules: 7jrs/3Go; 15 jrs/5Go; 30 jrs/8Go. C’est ce que j’ai utilisé lors de mon séjour en Turquie, et que ce soit à Istanbul ou en Cappadoce, je n’ai jamais eu aucun problème de connexion.

Apprendre une langue étrangère en ligne avec Preply
Beaux livres de voyage: ma sélection pour (se) faire plaisir

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge