Que faire l’hiver à la montagne sans faire de ski alpin? La décision de laisser fermées les remontées mécaniques pour ralentir l’épidémie de coronavirus a soudainement mis en lumière qu’il y a mille et une activités à faire en dehors du ski. Pour ma part, cela fait des années que je vais dans les Alpes tous les hivers, et pourtant, je n’ai pas chaussé de skis depuis bien longtemps… Je préfère profiter des joies de la montagne différemment plutôt que de dévaler les pistes à toute vitesse.

Je pense aussi que cette crise sanitaire qui affecte les stations de sport d’hiver est aussi l’occasion de repenser les vacances d’hiver à la montagne. Le réchauffement climatique et le souci de mieux préserver ces sublimes espaces naturels nous conduisent dans cette direction également. Le manque de neige ne sera plus une catastrophe économique pour les stations le jour où elles auront suffisamment développé d’autres activités, moins dépendantes de l’épaisseur du manteau neigeux que le ski alpin.

Pour cet article, j’ai demandé à une quinzaine de blogueurs de voyages de présenter une activité d’hiver à la montagne sans faire de ski alpin. A vrai dire, je ne m’attendais pas à recevoir autant de propositions différentes… Il y a bien sûr les incontournables randonnées en raquettes (ça c’est mon activité préférée et c’est moi qui en parle!), le ski de randonnée, le ski de fond, les sorties en traineau à chien ou les descentes en luge. Mais il y aussi des activités plus insolites, comme le snake-gliss, la cani-raquettes, la bouée sur neige ou le ski joering. Pour ceux qui veulent des sensations fortes et de la vitesse, essayez le VTT sur neige, le parapente à ski ou bien la descente en tyrolienne… Les sportifs pourront s’attaquer à l’escalade sur glace ou tout simplement pratiquer la marche nordique ou la course sur neige. Et bien sûr, la montagne l’hiver, c’est aussi une destination idéale pour se détendre dans un spa, découvrir la gastronomie locale ou encore le patrimoine culturel montagnard. Après tout ça, vous n’aurez même plus le temps de skier 😉



Les randonnées en raquettes en Savoie

Les randonnées en raquettes, c’est un excellent moyen de profiter de la montagne tout en la respectant, au calme dans la nature, loin des foules de skieurs qui dévalent les pentes. En plus c’est un sport accessible pour tous les niveaux (pas besoin d’être un grand sportif, il y a des parcours faciles et les risques de blessure sont minimes) et pour toutes les bourses (pas de forfait à payer pour les remontées mécaniques et l’équipement est bien moins cher que pour le ski).

La zone que je connais bien, c’est les environs de La Toussuire, en Savoie, où j’ai la chance d’avoir un chalet familial et d’aller tous les hivers. Avec la station voisine du Corbier, il y a un réseau de plus de 50km d’itinéraires balisés. J’ai écrit récemment un article où je recense toutes les plus belles randonnées en raquettes à faire là-bas. Un vrai bonheur de partir marcher en pleine nature, de faire sa trace dans la poudreuse et de profiter du somptueux panorama sur les aiguilles d’Arves.


Pour la suite des activités à faire l’hiver à la montagne, je laisse la plume à mes collègues blogueurs! En espérant que cela vous donne plein d’idées pour vos prochains “séjours au ski”.


Le ski de randonnée nordique (avec pulka) dans le Vercors

Par Grégory du blog I-Trekkings

Avez-vous déjà fait du ski de randonnée nordique ? C’est une activité qu’on peut situer entre le ski de fond et le ski de randonnée. Elle se pratique sur des reliefs plutôt doux avec un matériel spécifique, en Laponie par exemple ou en France dans le Jura ou le Vercors. Dès lors qu’on tire une pulka, un traîneau dans lequel, on peut charger son équipement de bivouac, sa nourriture et ses affaires de rechange, on peut partir à l’aventure pendant plusieurs jours. La conduite de la pulka n’est pas trop compliquée. Il faut simplement éviter les à-coups en la tractant.

On peut pratiquer le ski de randonnée nordique en autonomie ou avec des agences spécialisées pour partir en toute sécurité et apprendre à s’orienter en montagne l’hiver. C’est ce que j’ai fait dans les Alpes: trois jours à ski de randonnée nordique dans le Vercors en tirant ma pulka et en dormant dans des refuges non gardés.

Au départ du col du Rousset, j’ai chaussé mes skis et j’ai sillonné le massif du Vercors, entre forêts de hêtres et de sapins, dolines et scialets, d’un talweg à un autre. Personne à l’horizon ou presque. Le Vercors pour désert et terrain de jeu pour une superbe microaventure.

Marche nordique et terroir montagnard à Oz-en-Oisans

Par Emily du blog Travel and Film.

Oz-en-Oisans est une petite station piétonne qui fait partie du massif de L’Oisans au cœur des Alpes. Bien que le massif de l’Oisans possède deux des plus grands domaines skiables français, l’Alpe d’Huez et les 2 Alpes, la station d’Oz-en-Oisans propose plein d’autres activités autres que le ski alpin. Pour ma part, j’y ai testé la marche nordique pour la première fois et j’ai adoré. C’est un sport originaire de Finlande qui fait travailler 90% de la masse musculaire dans un mouvement naturel aidé d’une paire de bâtons. On peut la pratiquer en été comme en hiver, qu’on soit débutant ou professionnel. À Oz-en-Oisans, je l’ai pratiquée dans des conditions optimales, avec Mathieu Rougier qui était 3 ème aux championnats du monde. Nous avons marché sur le magnifique plateau de l’alpette, sur un sentier damé à 2000 mètres d’altitude, avec de la bonne neige et du soleil.

Et si vous êtes dans le coin, je vous conseille aussi d’explorer la route des savoir-faire, mise en place par l’office de tourisme de l’Oisans pour valoriser les artisans, producteurs et sites culturels. Elle répertorie plein d’activités variées comme le travail du cuir, les poteries, des mielleries, des sculptures sur bois, du tissage, de la teinture sur soie, des créations de bijoux, des produits régionaux, etc. Une belle découverte de la culture et du terroir montagnard!

Ski de fond, raquettes et spa à Cauterets

Par Amélie du blog Hellolaroux.

Cauterets est une destination de choix pour des vacances d’hiver à la montagne. Nichée au cœur du parc national des Pyrénées, cette charmante petite commune a deux casquettes. Celle d’être d’abord une station thermale : on se détend aux thermes du Bain du Rocher dans une eau à 38° en tête-à-tête avec les montagnes. Mais c’est aussi et surtout une station de sports d’hiver réputée. Depuis le Pont d’Espagne, qui fait guise de point de départ de diverses activités, nous prenons la direction du magnifique Lac de Gaube à 1725m en raquettes. Sous un soleil radieux la végétation et les flancs acérés des Pyrénées se dévoilent. L’air est vivifiant et le panorama à l’arrivée est à couper le souffle.

Lors de ce séjour dans les Pyrénées nous nous sommes aussi essayés au ski de fond. 36 km de pistes entre sapins et cascades sont proposées au départ du Pont D’Espagne (une navette vous y conduit depuis le centre-ville). Plus technique qu’il n’y paraît, la discipline, même si moins répandue que le ski alpin, n’en est pour autant pas si facile. Les skis sont plus fins et ne disposent pas de carre. Les talons, à chaque impulsion, doivent se lever pour progresser. Plus de souplesse, d’équilibre, le ski de fond est un sport outdoor qui est un très bon compromis entre le ski alpin et la raquette. 

L’escalade sur glace à Champagny en Vanoise

Par Virginie du blog Les aventures d’Arthur et Thibaut.

Les cascades sont belles l’été, mais l’hiver encore plus lorsqu’elles sont gelées ! Certaines sont suffisamment gelées pour permettre de grimper dessus à l’aide de piolet/crampons. Cette discipline est très physique… Mes avants bras s’en souviennent encore ! Il faut effectivement de la force dans les bras pour tenir le piolet à la main, c’est difficile d’être relâché ! Il faut réussir à le faire accrocher à la glace, un coup sec est souvent suffisant. Pour les pieds, il faut également réussir à cramponner les pointes avant dans la glace. Cela tire sur les mollets… On grimpe en baudrier, accroché à une corde, comme en escalade. Si vous êtes autonomes, il faut poser ses broches à glace, mais c’est précaire car la glace peut toujours lâcher … C’est une discipline engagée lorsqu’exercée en autonomie en montagne.

Pour une approche de découverte, je vous conseille la structure artificielle de Champagny en Vanoise. On peut s’y essayer de manière complètement sécurisée (la corde est bien accrochée en haut :-D). La structure accueille en janvier un festival, la Gorzderette de Champagny, avec les meilleurs de la discipline. C’est impressionnant de voir les épreuves de vitesse : ils courent sur la glace verticale ! Sinon, en milieu naturel, le Queyras est réputé pour ses cascades de glace. C’est un autre plaisir, et un guide pourra vous initier à cette discipline sportive.

Le VTT sur neige aux Sybelles

Par les Coflocs, réalisateurs de vidéos de voyage.

C’est une activité pour les passionnés de glisse qui ont envie de tester des sensations différentes que sur des skis! Le VTT sur neige, qu’on appelle aussi Fat Bike, nécessite des vélos avec des roues larges et bien crantées pour adhérer sur un terrain glissant. Côté équipement, prévoir de bonnes protections, avec casque, visière, et des gants bien épais. Les sorties ont lieu en général en fin de journée, à la fermeture des pistes, pour éviter le flot des skieurs. Pour la montée, c’est soit à la force des mollets (c’est aussi possible de louer un E-bike, un vélo à assistance électrique), soit en télésiège pour ceux qui autorisent les vélos. Aux Sybelles, un domaine skiable qui relie six stations en Maurienne, vous trouverez des possibilités de location et de sorties encadrées à Saint-Sorlin-d’Arves, à La Toussuire et à Saint-Jean-d’Arves (infos sur le site des Sybelles). Et c’est parti pour des sensations nouvelles : dévaler les pistes en vélo et pouvoir pédaler, freiner et glisser dans les virages, un vrai rêve de gosse !

Le snake gliss ou “le serpent qui glisse” à Valmeinier

Par Solène du blog Solcito.

Il y a des milliers de manières de découvrir Valmeinier. Station familiale pleine de charme nichée entre les parcs des Ecrins et de la Vanoise, Valmeinier profite de deux altitudes (1500 et 1800), 30 remontées mécaniques et 150 kms de piste. Un paradis pour les fans de glisse donc.

Outre le ski, le village propose un paquet d’occupations pour amateurs de sensations fortes. Vous avez probablement déjà testé la luge. Ce « petit traîneau utilisé pour glisser sur la neige » (merci Larousse) a peut-être bercé votre enfance. Vous ne le savez peut-être pas mais des génies ont inventé un moyen encore plus ludique de dévaler les pistes sur les fesses : “le serpent qui glisse” ou le snake gliss en langue de Shakespeare. Composé de plusieurs luges reliées entre elles, l’engin serpente sur la neige à quelques 35kms. Si la vitesse ne semble pas énorme sur le papier, elle offre une sensation toute autre lorsque l’on est assis au ras du sol. Et le serpent de secouer à fond à chaque virage pour le plus grand bonheur de ses passagers ! Les plus téméraires choisiront de poser leur postérieur dans la luge de derrière, au risque de terminer (éventuellement) dans le décor. Une tenue de ski ou des vêtements étanches sont ainsi chaudement recommandés !

Tyrolienne et loups à la Colmiane dans les Alpes Maritimes

Par Katou du blog Touristissimo.

Avez-vous déjà imaginé la Côte d’Azur sous la neige? Et oui c’est possible! Et vous pouvez également skier, faire une randonnée en raquettes et découvrir la montagne enneigée d’en haut. Le tout à 1h de Nice. Comment? Direction la Colmiane pour la plus grande descente de tyrolienne en France, une descente à plus de 120 km /h et à 100 m du sol. Amateurs de sensations fortes, vous n’avez qu’à vous tenir. Vous aurez l’impression d’être un super-héros à voler par-dessus des arbres enneigés et les lacs gelés d’un paysage époustouflant. La descente se fait en deux parties en solo ou à deux pour ceux qui ont peur de se lancer. Il faut emprunter un télésiège pour un départ à 1776 m d’altitude, le temps moyen de la descente est d’environ 1min50, ça va très vite mais c’est tellement génial que vous en prenez pleins les yeux.

Après un bon repas, allez à la découverte du mode de vie des loups au parc animalier Alpha.  Un parc de 10 hectares ouvert depuis 1992, où les loups vivent en semi-liberté. C’est en hiver que vous pourrez mieux les observer en toute sécurité à l’heure du nourrissage et à vous d’immortaliser en photos cet animal si fascinant. C’est très impressionnant de les voir de si près, un moment unique dans un cadre magnifique que je vous conseille de vivre lors de votre passage sur la Côte d’Azur. A noter: suite à la tempête Alex qui a touchée l’arrière-pays, tous ces sites seront opérationnels à partir de janvier 2021, pour plus d’informations cliquez sur ce lien.

La bouée sur neige en famille dans les Vosges

Par Christine du blog Maman Voyage.

Pour le plus grand bonheur des enfants (et même de leurs parents et grands-parents), la bouée sur neige est une activité qui mêle amusement et sensation de glisse. Nous avons eu l’occasion de tester quelques descentes en bouée (ou snowtubing en anglais) dans les Hautes Vosges, à La Bresse, au parc de loisirs Wiidoo’ Gliss.

L’idée ? On attrape une grosse bouée grâce à une corde ; on remonte la pente sur un tapis roulant ; on s’installe confortablement et on se lance ! La bouée tourne sur elle-même et dévale la pente en suivant quelques virages aménagés dans la neige. Fous rires garantis ! Ma puce de six ans avait adoré d’autant plus qu’après quelques balades en raquettes, elle a apprécié cette activité neige qui ne demande absolument aucun effort ! L’idéal pour les plus petits ! L’activité peut se pratiquer à partir de trois ans. A noter que le port du casque est obligatoire. Enfin, quel plaisir d’avoir réalisé nos premières descentes en bouées dans le cadre enchanteur offert par les hauts sapins des Vosges !

Le traineau à chiens à Hirmentaz en Haute-Savoie

Par Audrey du blog Arpenter le chemin (à lire: ses expériences en Haute-Savoie).

Parmi les nombreux sports de glisse en hiver, le traîneau à chien est l’un de mes préférés. En plus de s’élancer à toute allure sur des chemins enneigés en compagnie d’une multitude de chiens, il donne aussi l’occasion unique de se sentir comme un explorateur d’un jour, en communion avec son attelage. Évidemment, pour devenir musher, il faut un sacré entraînement, et puis ne possède pas vingt chiens qui veut ! Heureusement, pour retrouver ces sensations, on peut se tourner vers une sortie en traîneau à chiens, activité désormais bien présente dans les Alpes. Baptême de 30 minutes ou sortie à la journée, à vous de choisir.  À chaque fois, on monte à deux par attelage : une personne qui conduit, l’autre qui apprécie le paysage depuis la nacelle. L’attelage fonce, le paysage défile et si certains virages peuvent donner des sueurs froides au passager comme au musher d’un jour, les chiens, eux, savent ce qu’ils font. Une fois de retour au chenil, un passage obligé : un câlin avec les toutous des neiges épuisés et donc heureux.

Dans les Alpes du Nord, cette activité est proposée à Hirmentaz, dans la belle Vallée verte non loin du lac Léman (Haute-Savoie). Contrairement à d’autres endroits qui privilégient des parcours plats, on emprunte ici des vrais chemins qui montent et descendent, avec les montagnes en toile de fond. Sportif et magique, une expérience nature par excellence. Cliquez ici pour plus d’infos.

Cani-raquettes (ou cani-rando) à La Bresse

Par Emmanuelle du blog Au goût d’Emma.

Savez-vous que les balades en traîneaux ne sont pas la seule activité que vous pouvez faire avec des chiens de meute dans les stations de sports d’hiver ? Il y a quelques années, j’ai découvert une activité moins populaire mais aussi plus sportive que le traîneau : la cani-rando ou cani-raquettes. Cani quoi ? Derrière ce nom encore peu connu se cache une activité plutôt insolite. La cani-raquettes se pratique comme son nom l’indique en raquettes dans la neige, et consiste à se faire tirer non pas en traineau mais par un ou deux chiens (de traineaux) accrochés directement à votre taille grâce à un dispositif de harnais (ce qui permet à vos deux mains de rester libres). Les chiens permettent de faciliter votre progression dans la neige, vous aident dans les montées, et vous permettent globalement d’aller plus vite. Si ça peut paraître facile, croyez-moi, dans la poudreuse, ça peut vite se révéler plus sportif qu’on ne le pense, les chiens de meute ayant souvent une force assez impressionnante !

La cani-raquettes peut se pratiquer à différents endroits en France. En ce qui me concerne, c’est à la station de La Bresse dans les Vosges que j’ai participé à une activité de cani-raquettes organisée par Sébastien Mangeonjean (vous pouvez le contacter via son site internet Rondins et Passion pour avoir plus de détails sur les cani-randos et cani-raquettes qu’il organise). 

Le parapente à Orcières dans les Hautes Alpes

Par Seb du blog Les globe blogueurs.

Le parapente est déjà une expérience exceptionnelle en soi. Où qu’elle soit pratiquée, la sensation de glisser silencieusement dans l’air, comme assis sur une chaise invisible, procure des sensations uniques, mêlant contemplation béate et excitation. Et n’allez pas croire que c’est un loisir réservé aux têtes brûlées et autres aficionados de l’adrénaline. Pour preuve, je suis sujet au vertige et pourtant j’étais vraiment serein lors de mes quelques expériences en parapente, accompagné par un pilote professionnel bien sûr. Alors lorsque vous mêlez cette expérience à celle de la montagne en hiver, comme je l’ai vécu à Orcières dans les Hautes Alpes, cela devient dément.

Imaginez vous les skis aux pieds, prenant de la vitesse dans la pente, puis soudain décollant, comme aspiré vers le haut. De vastes étendues blanches s’offrent alors à vous, sous un ciel azuré, le calme total se faisant, perturbé seulement par une légère brise et le roulis des virages. Et pour les plus téméraires, une petite session de virages plus serrés, ou carrément de petits exercices de voltiges viendront ponctuer l’expérience, lui donnant une toute autre connotation. Un moment d’évasion total, zen ou plus engagé selon ses goûts, mais avec toujours la garantie d’une vue sublime. Le seul vrai frein : cela représente un certain coût (à partir de 80 €), mais qui vaut la peine selon moi si on en a les moyens. Retrouvez le récit complet, les infos pratiques et d’autres activités outdoor à Orcières Merlette.

La descente en luge du col de l’Izoard

Par Sandrine du blog Voyages et Enfants (à lire d’autres activités familiales sans skier).

La luge, ce n’est pas que pour les enfants, et elle reste quand même l’activité hors ski la plus facile à pratiquer ! Chez moi, dans le nord des Hautes-Alpes, l’activité incontournable de l’hiver, c’est la descente en luge du col de l’Izoard, bien connu par les cyclistes adeptes du Tour de France, et qui permet de passer de Briançon au Queyras à 2361m d’altitude. Depuis le village du Laus, hameau de Cervières, au-dessus de Briançon, chaussez vos bottes de neige pour parcourir les 7 à 8 km de montée, à pied en tirant votre luge (et vos enfants!). Plus haut, mais pas tout à fait au col, vous attend le refuge Napoléon pour vous réconforter avec les plats hivernaux typiques, raclette, mais aussi oreille d’âne et tourtons du Champsaur. Après un bon repas au coin du feu, il est temps de s’habiller chaudement, remettre les bottes de neige, allumer la frontale et c’est parti ! Une belle glissade de 8km en luge vous attend, en riant avec vos amis, en poussant sur vos gants pour les doubler ! Les conditions de glisse varient énormément d’une descente à l’autre. La descente est bien plus rapide que la montée et source d’une belle rigolade ! Bonne glisse !

Profiter d’un moment de détente dans un SPA

Par Emmanuel du blog Voyage avec nous.

Une activité que j’adore à la montagne : profiter d’un moment détente dans un SPA. Que vous soyez en haute montagne ou bien dans des altitudes plus modestes, il y a souvent de beaux SPA à découvrir dans les environs. Ici je voudrais vous parler du SPA « La Cheneaudière » situé dans les Vosges à mi-chemin entre Strasbourg et Colmar. En pleine nature, à deux pas des pistes et des sentiers de randonnées, ce Relais & Châteaux vous permet de profiter d’un moment relaxation sur plus de 2500 m2 avec saunas, hammam, piscine extérieure et intérieure. Tout est fait pour être au plus proche de la nature et vivre un moment hors du temps. Il y a des entrées à la journée, mais vous avez également la possibilité de passer la nuit sur place et de manger à l’hôtel. L’expérience n’est pas donnée (compter environ 300€ à 400€ pour la nuit), mais les chambres sont incroyables et l’expérience SPA, l’une des meilleures du Grand Est. Il y a également le plus grand flotarium d’Europe (eau salée ou vous flottez littéralement en surface). Des massages et soins du corps sont également proposés (en supplément) et vous permettent de totalement vous relâcher. À tester si vous êtes dans le coin! Pensez par contre à réserver assez longtemps à l’avance, ils sont très souvent complets sur des semaines/mois.

Faire du ski joering pour découvrir le ski autrement 

Par Mali’ du blog Un pied dans les nuages (à lire: ski joering dans le Val d’Herens).

Le ski joering est une discipline qui vient des pays nordiques. A l’origine, les locaux se faisaient tracter par des rennes, skis au pied. Puis ils furent remplacés par des chevaux. Après avoir connu un certain succès au début du 20ème siècle, le ski joering redevient un sport très apprécié. Le principe est simple : on est sur des skis, tracté par un cheval, auquel on est lié par de longs rênes. Quand on débute, on peut choisir de diriger soi-même le cheval ou que celui-ci soit monté par un cavalier pour le diriger. Au début, c’est assez surprenant, il faut réussir à anticiper les mouvements du cheval, un rythme différent. Mais c’est une expérience que j’ai beaucoup aimé car une fois le rythme trouvé, on peut faire vraiment de belles pointes de vitesse.

Le ski joering peut se pratiquer sur piste simple ou sur des chemins de randonnée par exemple. En France, de nombreuses stations proposent cette activité : la Clusaz, les Orres, le Mont Dore, l’Alpe d’Huez… A vous de tester ! Pour en savoir plus, n’hésitez pas

Courir l’hiver en montagne

Par Vincent du Journal du Trail et RunMag.

Courir l’hiver en montagne, quelle drôle d’idée. On peine déjà à marcher, alors comment peut-on courir? D’autant que la montagne n’est pas plate par définition, qu’en général il faut monter avant de redescendre, et que lorsqu’on dit hiver on entend souvent neige. Pourtant, et contrairement à ce qu’on imagine, courir en montagne est plus accessible qu’il n’y paraît. Il faut évidemment une petite condition physique avant d’y aller, et même tout simplement déjà courir chez soi en temps normal, mais vous ne devez pas surestimer la chose. Vous avez certainement entendu parler du trail running, il s’agit ni plus ni moins que d’avancer “un peu vite” sur les sentiers.

La montagne n’est pas si exigeante. Tout d’abord il n’y a pas toujours beaucoup de neige en montagne l’hiver. Malheureusement pour les stations en ces temps de réchauffement inéluctable, cela facilite la vie des coureurs. Il faut évidemment être un minimum équipé (petit sac de trail contenant un peu d’eau, une veste chaude, un bonnet et une paire de gants en sécurité) et vos chaussures de running ne suffiront pas. Je conseille par exemple d’avoir une paire de chaussures de trail en goretex qui évitent les pieds trempés (la neige fondue c’est humide), avec un peu d’accroche sur les sentiers. Si vous avez peur de glisser ou si de la glace est annoncée sur le parcours, une paire de crampons / yaktrax est un plus. Pour la sécurité, prévoyez une application de cartographie dans votre smartphone, et idéalement un GPS ou une montre de trail.

Attention aussi où vous courrez, certaines stations limitent l’utilisation des pistes, et si vous devez les emprunter restez bien sur le côté. Il peut être tentant de profiter de l’absence de skieurs avant ou après l’ouverture des pistes, c’est à vos risques et périls surtout le soir où les dameuses sont en action. Idem, certaines stations le désapprouvent: renseignez-vous. La plupart des stations proposent des pistes spécifiquement pensées pour les piétons, et aussi très adaptées aux coureurs: elles sont en général dans les secteurs de ski de fond et ainsi relativement plates. Comme elles sont en général préparées vous n’aurez pas de soucis de progression même lorsqu’il a beaucoup neigé.

Patrimoine culturel et gastronomie en Haute Maurienne

Par Alexandra du blog Itinera Magica (à lire: que faire en Haute Maurienne).

Pour les voyageurs friands de culture alpine authentique, la Haute Maurienne Vanoise est une véritable merveille : cette vallée reculée, au cœur du parc national de la Vanoise et à la frontière italienne, abrite un patrimoine d’exception. A Bonneval-sur-Arc, village savoyard authentique classé parmi les plus beaux de France, on ira admirer l’architecture traditionnelle avec des maisons et chapelles datant du XIIIe siècle : balcons de bois, toits de lauzes, « pierres marmottes » sur les cheminées et flancs arrondis pour casser les avalanches. Les amoureux du patrimoine ne manqueront pas la promenade (en raquettes l’hiver) au sublime hameau de l’Ecot, perdu dans les montagnes au pied des glaciers, qui est si typique d’une Savoie éternelle que Nicolas Vanier y a tourné son « Belle et Sébastien ». 

A la Grande Maison au cœur du vieux village, on retrouvera les artisans et producteurs locaux qui présentent leurs spécialités du terroir. Et pour assister à la fabrication du Beaufort AOP, fromage d’alpage fruité emblématique de la Savoie, rendez-vous à la fromagerie de Lanslebourg, où on assiste à toutes les étapes de fabrication, des chaudrons de lait chaud à l’affinage en cave dans des cercles de bois. Le passage à la boutique pour une dégustation est obligatoire…

Carnet pratique pour un séjour en montagne l’hiver

Où aller: pour vous aider à choisir une station, j’aime bien le moteur de recherche sur le site France Montagnes. En fonction de vos priorités (nature et activités nordiques, détente et bien-être, moments en famille, grand ski…) et de votre massif de prédilection (Alpes du Nord, Alpes du Sud, Pyrénées, Vosges…), vous aurez une sélection de station qui convient le mieux.

Où dormir: normalement pour les périodes de vacances scolaires, pensez à bien réserver à l’avance… Mais cette année, les risques sanitaires rendent les choses difficiles à prévoir. Mieux vaut se décider en dernière minute ou alors bien vérifier les conditions d’annulation avant de réserver. Vous pouvez comparer les offres sur des sites généralistes comme Abritel ou Booking ou sur des sites spécialisés sur l’hébergement en montagne comme Ski Planet.

Louer un chalet/un appartement à la montagne. Pour trouver une location entre particuliers, vous trouverez un large choix sur ce site internet (locations en Savoie; locations en Haute-Savoie).

Quand y aller: la saison d’hiver des stations commence en général la semaine juste avant Noël et se termine début avril. Si vous avez le choix, c’est toujours mieux d’éviter les périodes de vacances scolaires. Pour ma part, j’aime beaucoup le mois de mars: il y a encore beaucoup de neige et les jours sont plus longs ce qui permet d’encore mieux profiter des activités extérieures.

Si vous avez des conseils sur des activités ou des stations hors ski alpin, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire. J’avoue que j’ai volontairement écarté les sorties en moto-neige ou en hélicoptère car j’estime que ces modes de transports polluants devraient être réservés aux secours et aux opérations de ravitaillement. Merci d’avance pour vos suggestions!

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5 commentaires pour “Que faire l’hiver à la montagne sans ski alpin? 18 idées d’activités”




    • Sarah

      Répondre

      parmi les blogueurs que j’ai contacté poru l’article, personne ne m’a proposé le Jura malheureusement… Mais oui il y a plein d’activités hors ski alpin dans le Jura. C’est un super massif pour faire des randonnées en raquettes notamment ou du ski de fond, notamment à la station des Rousses.



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