Retour à Paris le 6 juillet. Alors, autant on avait galéré pour faire Paris-Arras, et encore plus pour Arras-Werchter, mais Bruxelles-Paris, alors là, ça a été trop facile. Presque aussi rapide que si on avait eu notre propre bagnole. A peine 5 minutes d’attente sur une bretelle d’accès du Ring, le périph de Bruxelles, et hop, nous voilà en route pour la frontière française à bord d’une super berline de luxe, clim et sièges en cuir. Et idem pour la suite: 5 minutes derrière le poste frontière, et un jeune couple nous embarque direction Paris. Cette fois-ci ni clim ni sièges en cuir, mais one man show en live!! Notre chauffeur,
revendeur de bagnoles d’occas de son métier, rêve de devenir imitateur. Jacques Chirac, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy, Gad Elmaleh, les Noirs, les Asiatiques… Volant entre les mains, il se lance dans une série d’imitations plutôt réussies. Avec Emily, on est mortes de rire à l’arrière. Enfin, un peu crispées aussi, car il se concentre davantage sur la substantifique moelle de son spectacle improvisé que sur la conduite de son véhicule. Et à 150 sur l’autoroute, moi je suis pas rassurée… Mais bon, on arrive saine et sauve à Paris. Retour exact à notre point de départ il y a cinq jours: Porte de la Chapelle. Toutes heureuses de notre petite escapade aventureuse sur les traces de mon groupe préféré.

L’heure de faire un petit bilan.

L’auto-stop.


« Hein, vous partez en stop ? Mais vous avez pas peur ? C’est pas prudent… Vous allez vous faire agresser… » Ahlala… je sais que la lecture des infos tous les jours incite plutôt à croire qu’il y a des serial killers ou violeurs, ou les deux (!!), à chaque coin de rue… Mais il ne faut pas se fier à cette vision déformée de la réalité. L’immense majorité des gens, et heureusement, sont tout ce qu’il y a de plus normal. Juste une règle d’or: toujours se fier à son instinct. Et en cas de doute sur un conducteur, même si ce doute semble un peu irrationnel, et bien on prend la voiture suivante. L’instinct est souvent de très bon conseil, le tout est de savoir écouter « la petite voix intérieure » qui chuchote tout doucement: « n’y va pas…. ».

Bilan de nos conducteurs: juste deux mecs qui nous ont demandé avec un peu trop d’insistance nos numeros de tel au moment de sortir de la bagnole, et un Belge un peu raciste, mais sinon, que des gens hyper charmands… Plein d’entre eux ont accepté de faire des détours pour nous déposer sur les bonnes bretelles d’accès ou aux bons péages pour qu’on puisse plus facilement continuer notre route. Merci à eux tous d’avoir la générosité de prendre en stop des inconnu(e)s sur le bord de la route.

Et voyager en auto-stop: c’est un vrai bonheur. Bon, c’est sûr, c’est moins confortable que d’être bien assis dans un train filant à toute vitesse ou au volant de sa propre voiture. Mais que de rencontres, que d’imprévus, c’est l’aventure quoi…

L’Euro Coldplay Tour en chiffres:

  • 700 km en stop: Paris-Arras, Arras-Werchter, Werchter-Bruxelles, Bruxelles-Paris

  • 16 véhicules au total, dont 12 voitures, 2 camions, 1 camionette, 1 pick-up foutraque

  • 1,5 concert de Coldplay… (Werchter derrière la poubelle, ça compte pour 0,5)

  • Barquettes de frites, pintes de bières, chocolats…. alors là, désolée, j’ai pas tenu les compteurs…

Alors c’est sûr qu’à l’arrivée, on est un peu loin de l’objectif initial. Petit rappel: l’idée, c’était quand même de se faire trois concerts de Coldplay, gratos of course, à Arras le 2 juillet,
à Werchter (Bruxelles) le 3 juillet et à Roskilde (Copenhague) le 5 juillet, et le tout en stop… Hicchhhhh…. Un peu trop ambitieux avec le recul. Car c’est sûr, le stop, c’est sympa, mais c’est quand même long, et surtout hyper crevant. Alors le stop toute la journée, puis la recherche d’un endroit où dormir, puis ensuite la chasse au billet gratuit… Sur deux jours ça va, mais sur cinq… Trop fatiguant. Et en plus, Bruxelles-Copenhague, c’était quand même plus de 1.000 bornes. Et une fois à Copenhague, il fallait aussi pouvoir rentrer à Paris, avec reprise du boulot le 8 juillet… Bref, c’était quand même un peu irréalisable ce coup-là… Et pourtant, j’y croyais dur comme fer. C’est peut-être mon principal défaut d’ailleurs: prendre mes désirs pour la réalité. Mais c’est ce qui fait ma force aussi. Toujours croire que c’est possible, même quand ça ne l’est pas…

PS: Coldplay revient en Europe en août-septembre, alors il y aura peut-être un « Euro Coldplay Tour 2 » … Parce que même interrompu prématurément à Bruxelles, notre petit
Euro Coldplay Tour, c’était que du bonheur…

U2 au Stade de France: 2 concerts, 4 billets gratuits, qui dit mieux ??
L'Euro Coldplay Tour s'achève en week-end bières-chocolat-frites à Bruxelles

2 commentaires pour “Euro Coldplay Tour: les leçons d’un “demi-échec””


    • Sarah

      Répondre

      merci!! pas besoin d’aller au bout du monde pour avoir une démarche aventurière… l’auto-stop, c’est l’aventure en bas de chez soi!


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